Qui a dit que la précocité était une pathologie ? ! ! !

(en tout cas c'est pas moi...et si ça fait pas sérieux tant pis...un enfant ça joue et trop souvent un adulte a oublié qu'il était un enfant !)

 
   
 

 

 

A la base, les signes d'appels sont détectés à l'école. Troubles de l'attention et de la concentration, maladresse motrice globale, problèmes d'écriture, désintérêt pour le dessin , latéralité mal définie.

Cependant, ces troubles de l'attention et de la concentration ne rentrent pas dans les symptômes classiques de l'instabilité psychomotrice, de l'hyperactivité et des Troubles Déficitaires de l'Attention.

Il s'agit plus d'un ennui que l'enfant exprime avec les moyens qu'il possède : il comprend rapidement la leçon et occupe le reste de son temps comme il le peut.

Lors de bilans psychomoteurs passés auprés d'enfants précoces, je n'ai pas retrouvé de signes classiques de troubles de l'attention. Tout juste un peu d'impulsivité liée à la compréhension rapide des consignes.

Concernant la latéralité, sur la quinzaine d'enfants que j'ai testé, 80% n'avaient pas choisi le côté correspondant à leur latéralité neurologique. Plus de 50% étaient gauchers, ce qui rejoint les études en cours à ce sujet et explique en partie certaines dysgraphies et maladresses.

Je ne considère pas ces difficultés comme des symptômes, mais comme des troubles instrumentaux (on apprend à utiliser un outil, en l'occurence le corps).

Les aides apportées par la psychomotricité et l'orthophonie sont ponctuelles, et visent à éduquer plutôt que rééduquer, même si le terme de "rééducation" est souvent employé. En réajustant les "pré-requis" scolaires comme l'organisation graphique et le processus de latéralisation, bon nombre de "difficultés scolaires" peuvent être gommées.

 
 

 

Sans médicaliser la précocité, doit-on envisager une psychothérapie?

Il est important de considérer les besoins de l'enfant. Dans la mesure ou je ne considère pas la précocité comme une pathologie, une psychothérapie ne me semble pas devoir être indiquée systèmatiquement. Au regard des difficultés scolaires je pense, comme beaucoup d'auteurs d'articles sur le sujet, que le système éducatif doit s'adapter au nombre grandissant d'enfants précoces, plutôt que de les exclure. L'école, en plus d'un lieu d'apprentissage est aussi un lieu de socialisation important pour le développement psycho-affectif de l'enfant. Ce n'est pas en désignant ces enfants comme inadaptés et en les excluant que le problème sera résolu. C'est au système de s'adapter... ce qui ne se fait pas sans difficultés.

Lire à ce sujet l'interwiew de M. de KERMADEC (Psychologue D.E.S.S.), parut dans le Figaro Magazine du 28 octobre 2000. Traitant également du QI, l'auteur invite à ne pas "se focaliser sur le QI".

Le QI sert évidement à éclaircir les difficultés que je décris plus avant, ou tout au moins à savoir à qui l'on s'adresse. Quant aux aides pouvant être apportées, elles vont dans le sens d'un équilibrage entre l'enfant, ses parents et l'école.

Il convient donc de voir l'action du psychohérapeute comme un soutient et non comme un traitement.

A suivre..........et aussi à développer.... (Je prépare une page sur ma façon d'aborder un enfant précoce, aussi, revenez faire un tour sur le site).

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